Quand rien ne cloche

Tubular Bells (1973)

Chef-d’œuvre. Classique. Intemporel. Incontournable. Les épithètes ne manquent pas pour décrire Tubular Bells. Avec ses motifs minimalistes, ses effluves folkloriques et ses riffs de guitare enlevants, ce disque a marqué une génération d’auditeurs et consacré un Mike Oldfield âgé d’à peine 20 ans. Nous assistons, en fin de première partie, à un défilé d’instruments, le musicien célébrant son rempart contre la folie et sa planche de salut : la musique, sa musique. Une musique singulière, un début fracassant et un fardeau énorme sur les épaules du musicien, car il s’accompagne d’un douloureux présent pour le jeune homme à la timidité maladive : la célébrité. Sans parler d’une condamnation à l’excellence qui lui vaudra d’être dénigré chaque fois que nous devrons nous contenter de moins, et ce, même si sa musique est bien souvent exceptionnelle. Sans doute le prix à payer pour avoir livré une œuvre d’une telle envergure à un si jeune âge. Essentiel.

© Robert Hamel, décembre 2011. Tous droits réservés.

Une réflexion sur “Quand rien ne cloche

  1. loguebook dit :

    La rançon d’une gloire ?….. la gloire peut être ephémère mais L’OEUVRE reste. Dieu merci !

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