Des blablas qui ont de la classe

Emmanuelle Brodeau signe Les blablas d'EmmaEn cette ère où tout un chacun blogue avec plus ou moins d’élégance et de bonheur, où maints cybercarnetiers semblent plus affamés de notoriété que d’efficacité, où tant de billets semblent avoir été rédigés « sur un coin de table », Les blablas d’Emma sont une bouffée d’air frais. Découvert au hasard des mes voyages virtuels, «l’emmaginaire» d’Emmanuelle Brodeau, lequel procède des réalités socio-politico-économiques française et européenne que l’auteure commente avec une froide lucidité, une logique implacable et une plume acérée, m’a charmé. Trêve de superlatifs : je propose que vous découvriez sa prose de ce pas (http://lesblablasdemma.wordpress.com/).

Bonne lecture!

Quelle famille!

Familia (Louise Archambault, 2005)

Familia (Louise Archambault, 2005)
Deux mères que tout oppose et que seul un lien familial unit : l’une en chute libre, l’autre accrochée à l’illusion du contrôle. La première, dévorée par le jeu, court droit à sa perte; la seconde, en apparence mère et épouse parfaite, soulève lentement le voile du drame qui la guette. Deux adolescentes en crise, et la vie qui trouve toujours le chemin qui mène à soi. Louise Archambault signe ici un premier long métrage intelligent et bien ficelé avec le soutien d’une brochette de talents sûrs (Sylvie Moreau, Macha Grenon [criante de vérité], Vincent Graton, Micheline Lanctôt, Jacques L’Heureux, Patricia Nolin, Paul Savoie ainsi que les jeunes Juliette Gosselin et Mylène Saint-Sauveur, toutes deux excellentes). Je retiens essentiellement deux scènes : celle où Gabrielle découvre que sa mère a lu son journal intime et la finale, dans laquelle Janine, digne jusqu’à la toute fin, orchestre un spectaculaire coup de théâtre.

Rafraîchissant et inspirant.

Le beau risque

Exposed, 1979

Ragaillardi après une thérapie aux méthodes discutables, Mike Oldfield effectue, avec le concours de près de 40 musiciens, une ambitieuse tournée européenne qui coûtera excessivement cher. Question de rentabiliser l’opération, le musicien, qui a l’habitude de miser sur la technologie des studios, relèvera, tel un funambule s’exécutant sans filet, l’énorme défi d’un album en concert : Exposed. Il en ressort un Tubular Bells écourté et plus rock ainsi qu’un Guilty grisant d’énergie en clôture de programme. Quant à Incantations, qui ouvre le bal avec splendeur, les chœurs hypnotiques et le poème lyrique qu’interprète Maddy Prior lui confèrent une dimension mystique qui fait de la pièce une prière païenne. Condensée, la pièce émeut davantage. Authentique et transcendant.

© Robert Hamel, janvier 2012. Tous droits réservés.

Avis au lecteur

Nocturnades change dès à présent de vocation. En effet, j’ai décidé d’y retirer mes poésies, de ne plus les publier ici et de les laisser tranquillement mûrir à l’abri des écrans cathodiques.

Cette décision ne signifie pas la fin de Nocturnades, mais bien un nouveau départ. À compter de très bientôt, ce blogue sera consacré à la poésie québécoise et à plusieurs autres thèmes. Au plaisir de vous y croiser.