La bête de scène et les monstres sacrés

Le poète français Jacques Prévert

Jacques Prévert (1900-1977)

Jacques Brel (1929-1978)

Je vous offre aujourd’hui deux pièces d’anthologie mettant en vedette trois très grandes pointures de la musique populaire et de la chanson d’expression française. Dans la première, Iggy Pop, légendaire bête de scène de la musique punk américaine, interprète Les feuilles mortes du poète iconoclaste français Jacques Prévert. Dans la seconde, Iggy chante Ne me quitte pas en duo avec la chanteuse d’origine nigériane Ayo, rendant ainsi hommage au Belge le plus célèbre qui soit, Jacques Brel.

Laquelle des deux pièces préférez-vous?

Je tiens à remercier Sonia Bergeron pour l’inspiration.

Lettre à la dame de coeur

Chloé Sainte-Marie

Très chère Chloé,
Magnifique Chloé,
Splendide Chloé,

Tu me pardonneras la hardiesse de ce billet doux et ce tutoiement effronté qui ne me ressemble guère, mais, depuis quelque temps, je suis obnubilé par ta voix et les mots qui l’habitent. Je suis en proie à ton envoûtement et je n’ai nulle envie d’y échapper. J’ai donc l’impression de te connaître intimement.

Je ne te cacherai rien : la  rumeur de ton succès a mis un temps très long à m’atteindre. Lorsque je me suis enfin procuré Je marche à toi, c’était pour l’offrir à ma conjointe. À l’époque, je me faisais une religion de n’écouter que des musiques instrumentales. Et un bon jour, en tendant l’oreille vers ta voix, le goût des mots m’est revenu, tout comme une marche dans les rues de l’enfance fait resurgir les souvenirs heureux des jours d’insouciance.

Je disais donc m’être procuré Je marche à toi pour ma conjointe. Il n’y a pas eu de coup de foudre. Après plusieurs écoutes répétées, le disque compact a longtemps dormi sur l’étagère. Puis, il y a moins d’un an, je l’ai inséré de nouveau dans le lecteur. Il y avait si longtemps que je l’avais écouté que j’avais l’impression de le « réentendre pour la première fois ».

Ici, il me faut te faire une autre confession : au départ, ce n’est ni ta voix ni la langue des poètes qui a retenu mon attention, mais la qualité de l’enregistrement. Le « piège » de la poésie s’est ensuite doucement refermé sur moi. Les mots devenaient plus que des mots : ils étaient musique, cinéma, fresques, parfums, paysages, doux vertiges, vagues dans le ventre, larmes au coin de l’œil, doux feu au fond du cœur. Les mots des poètes transpercent notre âme et bercent notre tendresse. Ils révèlent la profondeur de l’humanité en nous. Ils nous accompagnent de l’aurore à l’aube et visitent même notre sommeil.

Maintenant que les Gaston Miron, Patrice Desbiens et autres Bruno Roy — pour n’en nommer que trois — ont cessé d’être de simples noms dans un livret, maintenant qu’ils sont les compagnons de mon quotidien, je me prends d’une vive affection pour ta voix de feutre et tes syllabes ciselées comme des joyaux. Si les yeux sont le miroir de l’âme, ta voix en est le mode d’expression privilégié. J’entends battre ton cœur au creux de ton chant. J’y décèle ta noblesse d’esprit et je comprends que tu aies accompagné le grand Gilles avec tant de grâce et de dignité pendant tout le long combat qu’il a livré à la maladie. Je comprends aussi ta détermination à plaider la cause des aidants naturels.

Je fréquente ton œuvre depuis peu et il me reste beaucoup à découvrir, mais tu m’as déjà donné une très grande leçon : le bonheur est une chanson poétique de Chloé Sainte-Marie, et ta voix est la harpe des poètes. Depuis que tu es entrée dans ma vie, très chère Chloé, je « n’entends » pas la fin du monde, je « t’entends ».

D’un admirateur avec un très grand A.

Cliquez ci-dessous pour visionner le clip officiel de la chanson Toi la mordore de Chloé Sainte-Marie (album Parle-moi [2005], paroles de Roland Giguère et musique de Gilles Bélanger).

Éric Roger publie Le Théâtre de l’Âme

Le poète montréalais Éric Roger a publié cette semaine aux Éditions Dédicaces Le Théâtre de l’Âme, son sixième recueil en carrière, offert sous forme de livre ou en format numérique. Pour obtenir un avant-goût de cette œuvre ou pour la commander en ligne sur le site lulu.com, cliquez sur le lien ci-dessous :

http://www.lulu.com/product/couverture-souple/le-th%C3%A9%C3%A2tre-de-l%C3%82me/18909477?showPreview

Nocturnades profite également de l’occasion pour vous rappeler qu’Éric Roger animera mercredi prochain (29 février 2012) une autre soirée SoloVox. Celle-ci a fait l’objet d’un billet sur ce blogue le 10 février dernier. Pour obtenir tous les détails entourant cet événement ainsi qu’un bref survol de la carrière d’Éric Roger, cliquez sur le lien ci-dessous :

https://nocturnades.wordpress.com/2012/02/10/soiree-solovox-du-29-fevrier-2012/

En prime, nous vous offrons un extrait vidéo d’une prestation d’Éric Roger au bar L’Escalier lors d’une soirée SoloVox :

Soirée Slaméléon du 3 mars 2012

La slameuse Vézir organise les soirées Slaméléon.

La slameuse Vézir animera une deuxième soirée Slaméléon, le samedi 3 mars 2012, à compter de 20 h, au Café Lézard, 3119, rue Masson, à Montréal. Les soirées Slaméléon donnent lieu à une compétition de slam amicale suivie d’une séance de micro ouvert. Said Azzaoui, couronné champion lors de la soirée du 4 février dernier, défendra alors son titre contre Nathalie Potvin, le baron Marc-André Lévesque, Claudia Tobar et un autre slameur choisi au hasard parmi les membres de l’assistance. Le prix d’admission est une contribution volontaire. Pour plus de renseignements, consultez la page Facebook Soirée Slaméléon au http://www.facebook.com/slameleon.

À propos de Vézir
Originaire de la rive-sud de Québec, mais établie dans les environs de Montréal depuis une dizaine d’années, de descendance tsigane mais avec des racines bien implantées au cœur même de la Mauricie ainsi que des amis de l’Abitibi à la Gaspésie, Vézir incarne à elle seule la description d’une bohème bien de chez nous! Poète et nomade, avec des études en littérature et en travail social ainsi que des expériences de travail allant de livreuse de pizza à statisticienne, cette non-conformiste trouve l’équilibre dans un amalgame d’extrémités. Révolutionnaire pacifiste passionnée de lettres depuis sa plus tendre enfance, Vézir s’est fait une spécialité de jouer avec l’expression, explorant du coup l’ensemble des nuances et des richesses de la langue française. Naviguant entre tous les styles d’écriture et différentes formes d’art, le slam se révèle être une découverte coup de cœur! Grâce à des textes colorés, parfois légers mais surtout conscientisés, Vézir nous fait pénétrer dans un univers où elle prône des valeurs humanitaires simples et un style de vie en dehors des préceptes établis par la société contemporaine.

Depuis sa première apparition sur la scène de Slam Lanaudière en février 2011, la slameuse cumule les invitations et les participations aux différentes compétitions et micro ouverts, en plus d’animer les nouvelles Soirées Slaméléon au Café Lézard. On peut aussi entendre ses textes sur les ondes de Radio Centre-Ville Montréal et la voir en prestation au gré de ses pérégrinations un peu partout au Québec! Vézir poursuit sur sa lancée en travaillant actuellement à l’intégration de la musique dans son univers littéraire ainsi qu’à la création de chansons qui agrémenteront son répertoire. Restez à l’écoute : elle n’a surtout pas dit son dernier mot.

Pour voir Vézir en action, cliquez sur la vidéo ci-dessous :

Leonard Cohen : une prière païenne

Le poète montréalais Leonard Cohen

Nocturnades inaugure une nouvelle série avec ses Poètes à guitare et poètes à piano. À cette occasion, elle cède la parole au poète anglophone montréalais Leonard Cohen et à sa chanson Hallelujah.  Pour visionner et écouter cette pièce, vous n’avez qu’à cliquer sur la vidéo affichée plus bas.

Hallelujah

I’ve heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don’t really care for music, do you?
It goes like this
The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty in the moonlight overthrew you
She tied you to a kitchen chair
She broke your throne, and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Baby I have been here before
I know this room, I’ve walked this floor
I used to live alone before I knew you.
I’ve seen your flag on the marble arch
Love is not a victory march
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

There was a time when you let me know
What’s really going on below
But now you never show it to me, do you?
And remember when I moved in you
The holy dove was moving too
And every breath we drew was Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Maybe there’s a God above
But all I’ve ever learned from love
Was how to shoot at someone who outdrew you
It’s not a cry you can hear at night
It’s not somebody who has seen the light
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

You say I took the name in vain
I don’t even know the name
But if I did, well, really, what’s it to you?
There’s a blaze of light in every word
It doesn’t matter which you heard
The holy or the broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

I did my best, it wasn’t much
I couldn’t feel, so I tried to touch
I’ve told the truth, I didn’t come to fool you
And even though it all went wrong
I’ll stand before the Lord of Song
With nothing on my tongue but Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Halleluja

Paroles et musique : Leonard Cohen

Bonne écoute!

Exit : reflet de la poésie actuelle

La couverture du numéro 65 d'Exit

Comme le temps file : la revue de poésie contemporaine Exit a été fondée il y a plus de 15 ans déjà. Publiée quatre fois l’an, Exit rend compte de ce qui se fait de plus actuel en poésie, ici et ailleurs, et fait la part belle à la relève. Le numéro 65, actuellement en kiosque, cède la parole aux Claudio Pozzani, François Godin, Hughe Blier (que vous pourrez entendre lors de la soirée Solovox du 29 février prochain), Jérôme Hazin, Ernesto Lumbreras et autres François Charron. L’édition actuelle a aussi exigé la contribution des traducteurs Francis Catalano (également membre du comité de rédaction de la revue) et Odelin Cruz Salmeron.

Une poésie inventive et musclée.

Rassemblement éclair La Marche à l’amour

Une centaine de personnes ont participé au rassemblement éclair La Marche à l’amour, le 14 janvier 2012, à la station de métro Berri-UQAM. Guidées par Jean Barbe, organisateur de l’événement, elles ont récité en chœur le célèbre poème de Gaston Miron. La vidéo a été tournée et montée à la vitesse grand V par Jean Corbeil, un ami de l’écrivain montréalais.