Annie-Claude Thériault : une étonnante odeur de printemps aux Éditions David

Page couverture de «Quelque chose comme une odeur de printemps», premier roman de la jeune auteure Annie-Claude Thériault.

Les Éditions David ont publié jeudi dernier (18 avril) Quelque chose comme une odeur de printemps, le premier roman étonnant d’Annie-Claude Thériault, une jeune auteure de talent. Quelque chose comme… traite d’un sujet grave avec finesse, humour et humanité.

Le roman dépeint l’univers de Béate, une enfant au regard cocasse et lucide, amoureuse des odeurs, des saveurs et des mots, qui se désole d’avoir des parents qui ressemblent à des enfants, une sœur calculatrice et un frère lémurien. Le temps qui passe lui apprendra à voir sa famille sous un autre angle : ses parents sont dévastés, sa sœur a une tête de scientifique et son frère est… schizophrène. Le roman embaume le souvenir d’un hiver beau et glacial qui aurait toutefois laissé quelques engelures derrière lui.

La chroniqueuse littéraire Anne Michaud (SRC Ottawa-Gatineau) a éprouvé un véritable coup de coeur pour cette œuvre.

L'auteure Annie-Claude Thériault.

Originaire de l’Outaouais, l’auteure Annie-Claude Thériault habite Montréal et enseigne au Collège Montmorency. Tour à tour libraire, étudiante, voyageuse et sportive du dimanche, elle a déjà remporté plusieurs concours de nouvelles.

Au sujet des Éditions David
Les Éditions David sont une maison littéraire établie à Ottawa, qui publie des textes de création (romans, nouvelles, poésie) ainsi que des études et des essais traitant de la littérature canadienne-française. La maison accueille en priorité des auteurs francophones de l’Ontario, mais aussi des auteurs d’autres régions du Canada.

Dans le cadre de son mandat, la maison d’édition veut notamment contribuer à l’expression d’une littérature originale reflétant les diverses réalités de la francophonie canadienne. Elle souhaite aussi développer un lectorat – et un lectorat critique – susceptibles d’apprécier et de suivre cette littérature.

Pour en savoir davantage sur les Éditions David, consultez son site Web, lequel est très attrayant, fort bien conçu et doté d’une boutique en ligne (www.editionsdavid.com). Vous pouvez également suivre les activités de cette maison d’édition sur Facebook (http://www.facebook.com/pages/Les-Éditions-David/).

Michelle Blanc en vedette au SoloVox du 25 avril

Affiche de la soirée du 25 avril. Vous pouvez cliquer sur l'affiche pour l'agrandir. (Réalisation : Marjolaine Robichaud)

La spécialiste des réseaux sociaux bien connue Michelle Blanc lira des extraits de sa poésie à l’occasion de la prochaine soirée SoloVox, qui se déroulera le 25 avril prochain. Les autres poètes invités sont Christian-Gilles Desrochers, Jean Yves Metellus, Hughe Blier et Alain Cormier.

Le duo Korazon Nord-Sud (Marie-France Bancel et Brigitte Meloche) assurera la portion musique du programme. Il sera accompagné pour l’occasion d’un invité spécial, le musicien d’origine malienne Dramane Koné.

Une fois de plus, le claviériste Marc Poëllhuber ajoutera sa touche si particulière à la soirée en enveloppant les mots des poètes de ses envoûtants paysages sonores. Comme le veut la tradition, la soirée se terminera par une séance de micro ouvert à laquelle tous les poètes, débutants et vétérans confondus, sont conviés. Les intéressés peuvent s’inscrire dès maintenant sur la page Facebook de SoloVox ou sur le site Web consacré à ces soirées (www.solovox.ca).

Le poète Éric Roger anime les soirées SoloVox depuis plus de 11 ans.

Rappelons que les soirées de poésie-musique-slam SoloVox sont l’oeuvre du poète montréalais Éric Roger, et ce, depuis plus de 11 ans. Éric est le fils spirituel de la regrettée Janou Saint-Denis, laquelle animait des soirées de poésie fort prisées avant sa disparition. Éric Roger a récemment publié l’excellent recueil Le Théâtre de l’Âme, son sixième livre de poésie depuis 1995. Le poète publiera d’autres recueils au cours des mois à venir.

Les soirées SoloVox ont lieu le dernier mercredi de chaque mois, à compter de 19 h, au bar L’Escalier, au 552, rue Sainte-Catherine Est, à Montréal (à deux pas de la station de métro Berri-UQAM). Le prix d’admission est de 7 $ et inclut un recueil de poésie au choix. Au fil des ans, les soirées SoloVox ont accueilli des personnalités et des poètes d’envergure. Parmi ceux-ci, mentionnons Lucien Francœur, Yvon Jean et Nathalie Potvin. Le mois dernier, on a pu y entendre Jean Barbe, Tony Tremblay et Roger Tabra.

Les soirées SoloVox bénéficient de l’appui de cinq acteurs de premier plan de l’univers de la poésie d’ici : les Éditions David, Les Éditions du Noroît, l’Hexagone, les Éditions Prise de parole et les Écrits des forges.

Peter Murphy: le «godfather of goth» en trois temps

Peter Murphy lors d'un concert en compagnie de Trent Reznor.

Peter Murphy. Un souvenir sorti tout droit de l’adolescence, de mes années de jeune adulte rebelle et introverti pour qui toute personne âgée de plus de 30 ans était forcément suspecte. Un baryton, un crooner à la voix d’outre-tombe et à l’allure de vampire androgyne. Avec son groupe, Bauhaus, il signait la trame sonore d’une fin du monde sauvage nourrie à grandes doses de miasmes. Un cri dans la nuit d’un temps fauve.

Plus tard accompagné de son propre groupe de soutien, les Hundred Men, il chantait des textes résolument poétiques, colorés de sa plume singulière, à l’élégance féline, reconnaissable entre toutes.

Plus de 30 ans après ses débuts, Peter Murphy persiste et signe. Le godfather of goth en trois tableaux.

Stygmata Martyr
In a crucifiction ecstasy
Lying cross chequed in agony
Stigmata bleed continuously
Holes in head, hands, feet, and weep for me

Stigmata oh you sordid sight
Stigmata in your splintered plight
Look into your crimson orifice
In holy remembrance
In scarlet bliss

In nomine patri et filii et spiriti sanctum
In nomine patri et filii et spiriti sanctum
In nomine patri et filii et spiriti sanctum
In nomine patri et filii et spiriti sanctum
Father, son, and holy ghost

All Night Long
When the night is closing
Eyes are running wild
Then I hear you humming
All night long

The sign I see it
Tell me am I true
All I need from you is
All I see

This city’s paved with cold
Playboys buying fun
Seems there is no hunter left
Without his hunting gun

Can you feel the light
The air is wild open
Oh you see the light it’s coming through
It’s there in the distance
Always offered to me
Always coming over a hill

Oh your see-saw smile
Lasts me all night long
Like a siren’s curl
When the night is long

Now come hold my hand
No bad vibe hearts
Hold my hand you know
This journey could be long

Yeah the seasons come in
All the nights are woven
All the nights we’ll see them through
Ah no hundred men now
Would dare cut into us
We’ll go on and see it through

Belle,
Une rose qui a joue son role
Mon Miroir,
Mon clef d’or
Mon cheval
Et mon gant sont les cinq secrets de ma puissance

Je voulais livrer
Il vous suffira de mettre ce gant
A votre main droite
Il vous transportera ou vous desirez l’etre

When the night has come in
Your eyes are running wild
Then I hear you humming
All night long

Yeah the sign I see it
Yeah the times I see it
All I need to know from you
Is all I see

Can you feel the light
The air is wild, open
Oh you see the light,
It’s coming through
It’s there in the distance
Always offered to me
Always coming over a hill
Yeah the seasons come in
All the nights are woven
All the nights we’ll see them through
Ahh no hundred men now
Would dare cut into us
We’ll go on and see it through

I Spit Roses
The captain is sea
In the moonlight the same
The ship all himself
Rose spitter the name
A high mutiny
Submerged down and under

Shake shack left you in shock
Shed poison with a lover’s lock
All hands wound and fraught
Blow the dark- that we thought!

I spit roses
I spit…

Shake shack, ring the bell!
Pretty petty, they shall swell!
Swell kid-like; kid-like squeak
Was it a trick or was it treat?

I spit roses
I spit…

The captain is sea
In the moonlight the same
Reflex us and him
He blurts karma, no sin
The tall one astute
The ginger all things
To all men he’s kind
I split heart from mind
I spit roses and thank
Oh, the boat we thought sank!

I spit roses
I spit roses
I spit roses
I spit roses
Roses

I spit roses
I spit roses (Wall to wall pillar to post)
(I’m back at the task, the task, that i love most)
Roses (Wall to wall pillar to post)
(I’m back at the task, the task, that i love most)
Roses (I’m back at the task, the task, that i love most)
Roses

Jean-Marc Desgent, lauréat du Prix de la bande à Moebius 2011

Jean-Marc Desgent, lauréat du Prix de la bande à Moebius 2011 pour son texte intitulé « Le joli théâtre de Platon ».

Le Prix de la bande à Moebius 2011 a été décerné à Jean-Marc Desgent pour son texte intitulé Le joli théâtre de Platon, paru dans le no 126 de la revue Moebius : Dignité/Intégrité (numéro piloté par Jack Kéguenne). L’annonce en a été faite le mardi 27 mars à 19 h, à l’atrium de l’édifice Gaston-Miron.

Les autres finalistes étaient Catherine Cormier-Larose pour Avoir peur que le nouveau yoga soit du pole dancing : vignettes muséales (Moebius 129 : Le nu, numéro piloté par Jean-Simon DesRochers) et Jean-Paul Daoust pour Fière allure (Moebius no 126 : Dignité/Intégrité). Une mention spéciale a été accordée à Sandra Gordon pour Ptérosaure (Moebius 128 : Arbres, piloté par Bruno Lemieux).

Le jury du Prix de la bande à Moebius était composé de Claire Dé et Andrée A. Michaud. Après l’annonce du lauréat, celui-ci a fait lecture de son texte. Le Prix de la bande à Moebius récompense le meilleur texte paru dans la revue au cours de l’année. Jean-Marc Desgent reçoit un chèque de 300 $. Pour leur part, les trois finalistes se méritent un abonnement d’un an à la revue Moebius.

À propos de la revue Moebius
La revue thématique Moebius se définit comme une revue d’écritures et de littérature. Elle est précisément un lieu de prise de parole qui n’a que faire de l’étanchéité des genres et accepte donc tous types de textes littéraires : conte, nouvelle, court essai, poésie. Car il faut une pluralité d’écritures pour constituer une littérature (www.revuemoebius.qc.ca).

Soirée SoloVox du 28 mars 2012 : une grande réussite

Éric Roger, qui organise les soirées SoloVox depuis plus de 11 ans, avait d'excellentes raisons de sourire le 28 mars dernier.

Les amateurs de poésie de la grande région métropolitaine avaient encerclé en rouge la date du 28 mars 2012 sur leur calendrier et pour cause : Éric Roger, le grand responsable des soirées SoloVox depuis maintenant plus de 11 ans, avait réuni sur une même affiche un trio de choix. Le romancier, le parolier et le poète : Jean Barbe, Roger Tabra et Tony Tremblay.

Jean Barbe lisant « La marche à l'amour » de Gaston Miron. Photo : Johanne Morisseau.

En lever de rideau, Jean Barbe a reproduit l’événement La marche à l’amour qu’il avait mis sur pied à la station de métro Berri-UQAM à l’occasion de la Saint-Valentin, le 14 février dernier. L’artiste montréalais a distribué des exemplaires du texte à l’assistance et de nombreux spectateurs ont récité en chœur l’œuvre phare de l’homme rapaillé. Un moment vibrant de poésie.

Loup Solitaire a capté ce moment de poésie sur vidéo pour notre plaisir :

(Vidéo : courtoisie de Loup Solitaire et de SoloVox)

Tony Tremblay sur scène lors de la soirée SoloVox du 28 mars 2012. Photo : Johanne Morrisseau.

Tony Tremblay, dont la dernière parution, Rock Land, remonte à 2006, a enchaîné avec des vers libres aussi intenses que percutants où il était notamment question de notre société déshumanisée et déshumanisante.

Roger Tabra quelques secondes avant d'entreprendre la lecture de son texte. Photo : Johanne Morrisseau.

Le parolier montréalais bien connu Roger Tabra a ensuite lu un poème qu’il avait composé expressément pour l’occasion. L’œuvre, qui abordait entre autres le thème du vieil âge, a donné lieu à un grand moment d’émotion, de tendresse et d’intensité.

Roger Tabra a charmé le public avec la complicité de l’excellent claviériste Marc Poellhubert :

(Vidéo : courtoisie de Loup Solitaire et de SoloVox)

Après un interlude musical confié au duo composé de Rémi Lauzon et Marc Déziel, la relève poétique, en l’occurrence Robert Hamel et Vicki Laforce, a pris la parole. Le premier a lu deux poèmes en prose aux accents contemporains, tandis que la seconde a présenté quatre textes empreints de romantisme et de symbolisme, tantôt en prose, tantôt en vers.

La soirée s’est terminée par la traditionnelle séance de micro ouvert. Une dizaine de poètes ont défilé sur scène après le coup d’envoi de Jean Barbe, un texte qui pourrait fort bien s’intituler Partagez. Chaque auteur a proposé des contenus plus variés les uns les autres. Malheureusement, je ne dispose pas de la liste complète, mais je mentionnerai les Jean Yves Metellus, Martin Martimots Rivest, Caroline Hébert, Anatoly Orlovsky, Ponctuation G Actif, Alain Cormier, Bertrand Laverdure, Anthony Roger, Maxime de Cayer et autres Normand Lebeau, ce dernier ayant déridé l’assistance avec un texte à la fois truculent et grivois, Monsieur Zizimou.

Bref, la poésie était en fête, et les visages ravis étaient nombreux à la fin de cette soirée exceptionnelle.

La prochaine édition de SoloVox aura lieu le 25 avril prochain alors que la consultante spécialisée en médias sociaux Michelle Blanc sera parmi les invités. La liste des artistes ayant confirmé leur présence inclut également Bernard Courteau, Jean Yves Metellus, Alain Cormier, KORAZON Nord-Sud et Dramane Komé. D’autres sont susceptibles de s’y ajouter. L’événement aura lieu comme toujours au bar L’Escalier, au 552, rue Sainte-Catherine Est, à deux pas de la station de métro Berri-UQAM et du magasin Archambault.