(Pour Jean Marc et Brigitte) (Patrice Desbiens)

(Pour Jean Marc et Brigitte)
Je me réveille au son d’une pelle qui gratte la neige.
Je me réveille au son de cloches qui sonnent contre les fenêtres endormies.
Je me réveille au son des voitures qui se glissent dans le delta des rues.
Je me réveille au son des camions qui charrient le papier pour les poèmes que je n’ai pas encore écrits.
Je me réveille au son des souvenirs qui écrasent le silence.
Je me réveille au son de ma pensée.
Le gris du ciel et le gris du cerveau.
Le café m’attend.
Le téléphone m’attend.
Le miroir m’attend.
L’appartement m’attend.
L’amour m’attend.
La vie m’attend.
Je me réveille au son de Sudbury.
Je me réveille au son de ta voix qui vient du fond de mon amnésie.
Je me réveille au son de ma voix qui soupire ton nom dans l’oreiller sale de l’aube.
Je me réveille au creux de la distance, je me réveille à Sudbury, dans la lumière de ton absence.
Je me réveille au son d’une pelle qui gratte la neige et tout recommence.

— Patrice Desbiens

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